Votre questionnaire peut partir d’un événement assez simple : un objet trouvé, une absence, une erreur de livraison, une chambre qu’on n’aurait pas dû ouvrir, un colis arrivé au mauvais nom.
La première question installe la situation. Les suivantes peuvent faire apparaître un détail qui ne colle pas tout à fait, puis un autre. Pas besoin de construire un mystère spectaculaire : une seule réponse légèrement déplacée peut suffire à faire bifurquer l’histoire.
Raconter par un document fictif. Au lieu de décrire directement une scène, vous empruntez une forme familière : ici, le questionnaire à choix multiples. Chaque question suppose qu’un événement a eu lieu ; chaque réponse possible ouvre une interprétation différente. Le lecteur rassemble les indices sans recevoir de récit complet. Dans L’histoire est dans les notes de bas de page, une autre forme écrite laisse apparaître ce que le texte principal ne raconte pas.
Laissez quelques réponses parfaitement normales. Si chaque proposition contient une anomalie, le lecteur comprend trop vite le mécanisme.
Vous pouvez aussi faire en sorte que les réponses se contredisent légèrement. Une personne affirme d’abord n’avoir jamais vu quelqu’un, puis reconnaît plus loin sa veste. Une adresse est inconnue, mais le chemin pour s’y rendre est décrit avec précision.
Le questionnaire n’a pas besoin de résoudre l’affaire. Il peut même la rendre plus étrange à chaque question.